Nouvel équipement
Microscopie électronique à balayage
a-ULaB a fait l'acquisition d'un microscope électronique à balayage de dernière génération, couplé à un système de microanalyse par rayons X. L'appareil répond aux évolutions réglementaires demandées par le SPF Emploi et repousse les limites de détection de la microscopie optique.
Ce que l'optique ne voit pas
La microscopie optique à lumière polarisée atteint sa limite lorsque les fibres deviennent très fines. Le microscope électronique à balayage prend en compte les fibres aussi fines que 0,2 µm, un domaine inaccessible à l'observation optique classique.
Couplé à un système de microanalyse par rayons X, il ne se contente pas d'observer la morphologie des nanofibres. Il cartographie instantanément leur signature chimique exacte et distingue le chrysotile, l'amosite et la crocidolite.
Dans quels cas y recourir
- Matériaux dont la matrice masque les fibres à l'observation optique
- Recherche de fibres fines, en dessous du seuil de la microscopie optique
- Identification précise de la variété d'amiante présente
- Dossiers exigeant un niveau de preuve élevé, expertises et contentieux
- Anticipation des exigences réglementaires en cours d'évolution
Pourquoi cet investissement
Les exigences réglementaires en matière d'amiante se durcissent, notamment sur la prise en compte des fibres fines. Un laboratoire qui attend la publication d'un texte pour s'équiper laisse ses clients sans solution pendant plusieurs mois. Nous avons choisi d'anticiper, ce qui nous permet de traiter dès aujourd'hui les demandes qui dépassent le cadre de la microscopie optique.
Pour toute question technique sur cette prestation, écrivez à beh@a-ulab.com, adresse directe de Bernard Hermans, directeur du laboratoire.
Les autres analyses du laboratoire
Le MEB complète les prestations couvertes par notre agrément SPF Emploi, sans les remplacer. Pour un matériau courant, la microscopie optique à polarisation reste la méthode de référence. Pour une mesure d'exposition sur chantier, le comptage en microscopie à contraste de phase reste la méthode imposée par la norme.
Comment fonctionne l'appareil
Le microscope électronique à balayage remplace la lumière par un faisceau d'électrons. En balayant la surface de l'échantillon, il reconstitue une image dont la résolution dépasse largement celle d'un microscope optique. Les fibres apparaissent avec leur morphologie réelle, y compris les plus fines.
Le système de microanalyse par rayons X exploite un second signal. Sous l'impact du faisceau, chaque élément chimique présent émet un rayonnement qui lui est propre. L'appareil traduit ce rayonnement en composition élémentaire, ce qui permet de distinguer une fibre d'amiante d'une fibre minérale artificielle de forme comparable, et d'identifier la variété présente.
| Critère | Microscopie optique | Microscopie électronique |
|---|---|---|
| Finesse détectée | Limitée par la longueur d'onde de la lumière | Fibres jusqu'à 0,2 µm |
| Nature de la fibre | Déduite des propriétés optiques | Signature chimique mesurée par microanalyse X |
| Usage réglementaire | Méthodes imposées par le Code du bien-être au travail | Complément d'expertise et anticipation réglementaire |
| Matrices complexes | Observation parfois gênée | Lecture possible malgré la matrice |
Un investissement au service du dossier
Cet équipement ne remplace pas les méthodes couvertes par notre agrément. Il les prolonge quand le dossier l'exige : contentieux, expertise contradictoire, matériau qui résiste à l'analyse optique, ou demande d'un maître d'ouvrage qui veut lever tout doute avant d'engager un chantier.
Une question sur la microscopie électronique ?
Bernard Hermans, directeur du laboratoire, répond directement aux demandes techniques portant sur le MEB et la microanalyse X.